Communiqués de presse du 3 novembre 2009 de Mesemrom, association pour les Roms à Genève

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DEFENSE ET SOUTIEN AUX ROMS DE PASSAGE A GENEVE

 

images d'Eric Roset

 

 

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Collectif 17 Octobre
Chemin Galiffe 5
1201 Genève

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE AUX MÉDIAS ROMANDS

Genève, le 17 octobre 2011

Unissons-nous autour d’une volonté commune : refuser la misère !

 

Compte rendu d’un week-end de réflexion autour du 17 octobre :


Journée mondiale du Refus de la misère les 15, 16 et 17 octobre à ABARC et à l’ONU.

 

Lors de sa 64ème session, les membres de l'Assemblée Générale des Nations Unies déclaraient que "L'Éradication de la pauvreté est le plus grand défi auquel est confronté le monde aujourd'hui et une condition indispensable pour parvenir à un développement durable"... 1


1- 64ème Session de l'Assemblée Générale des Nations Unies, résolution A.RES/64/236) – 31 mars 2010

 

A l'occasion de la Journée mondiale du Refus de la misère, le Collectif 17 Octobre, réunissant douze associations, a souhaité soutenir cette affirmation en proposant de travailler sur le thème suivant : « Développement durable : Nous avons un rêve pour un monde meilleur où chacun aurait sa place ».

 

Dans le but de donner plus de visibilité à la Journée mondiale du Refus de la misère, reconnue en 1992 par l'ONU sur impulsion d'ATD Quart-monde, le Collectif 17 Octobre a organisé ce weekend un rassemblement à ABARC – Vernier, commune du canton de Genève - afin de donner la parole aux personnes vivant dans des situations de grande pauvreté et dans une vision de démocratisation culturelle.

 

Par sa présence en les murs de l'institution chargée par la Communauté internationale de lutter pour l'éradication de la misère, le Collectif 17 Octobre souhaite lui rendre compte des réflexions portées ce week-end par le large public présent.

 

Samedi, le Collectif 17 Octobre a réuni à une même table des personnes , des membres associatifs et des responsables politiques pour travailler ensemble sur la thématique : « Nous avons un rêve pour un monde meilleur où chacun aurait sa place ».


Le but de cette journée était de donner la parole aux personnes en situations de grande pauvreté afin qu'elles puissent témoigner de leur quotidien à Genève, et qu'elles soient entendues directement par les décideurs et leurs conseillers présents.


Pour cela, nous nous sommes appuyés sur un outil participatif qui facilite l'échange et permet à des groupes de co-créer autour de différents thèmes : le World Café.


Nous avons souhaiter ici reproduire un espace accueillant et convivial où l'humain prime sur l'étiquette car nous partons du postula que les personnes possèdent, individuellement et surtout collectivement, la sagesse et la créativité nécessaires pour faire face à des situations complexes.

 

De cette rencontre, le Collectif souhaite rapporter les éléments suivants.

 

Nous nous sommes dit que, pour nous, la famille est le moteur de nos vies et un pilier fondamental de nos sociétés. C’est pour elle, pour nos enfants, et pour les générations à venir que nous souhaitons nous rassembler pour faire changer les choses. C’est ce que nous avons expérimenté lors de cette table ronde et nous souhaitons vous le faire partager ici.


Tout d'abord, nous sommes convaincus que si tout homme et toute femme n’est pas reconnu par ses pairs dans son entièreté, leurs droits sont violés et leur dignité bafouée. La reconnaissance nous permet d’exister, d’avoir confiance en soi et de mieux accepter les autres et leurs différences.


Puis, nous sommes également convaincus qu’il faut s’unir et partager nos connaissances, nos informations et nos expériences. Cela, dans le but de prendre conscience du monde qui nous entoure et de permettre aux autres cette même prise de conscience. Ce partage des savoirs et des compétences permet entre autres, d’apprendre quels sont nos droits et de les faire connaître afin qu'ils soient respectés. Nous pensons en priorité à nos droits fondamentaux tels que l’accès à la santé, à un logement décent, à l’emploi, à l’éducation. Ce même partage permettrait à chacun d’entre nous d’acquérir une réelle liberté de choix éclairée.


Enfin, si nous voulons mener cela à bien, des espaces de rencontres sont indispensables. Redécouvrir ceux qui existent déjà et en créer des nouveaux qui puissent évoluer avec les personnes qui les composent. Des espaces pensés à partir de ceux qui n’osent pas surmonter la peur de l’Autre. Des lieux qui mettent en valeur les différences des personnes afin de lutter contre l’indifférence et l’injustice. Ce sont dans ces lieux que nous pourrons partager en toute confiance et tenter de mieux nous comprendre. C’est en communiquant ainsi que nous devenons ensemble acteurs de changement, car nous sommes la société !


Cependant, dans notre monde régit par la rentabilité, nous devons pour rendre tout cela possible, prendre le temps. 
En effet, c’est avec le temps que vient la confiance, la compréhension, la reconnaissance nécessaire, pour s’unir efficacement contre la misère et l’exclusion et surtout pour la dignité de tous.

 

Samedi soir, dans le but de réunir un public large dans une dynamique plus festive de lien social, le Collectif a mis sur pied une soirée de concerts Rock pour valoriser des groupes locaux.

 

Dimanche, c'est autour d'une table champêtre et dans une ambiance chaleureuse que nous avons pu déguster et partager des spécialités kurdes et éthiopiennes préparées par l'association genevoise AGORA. Ce temps convivial fut suivi de la projection du documentaire « Main basse sur le riz » où Jean Crépu révèle de manière simple, même pour les non-initiés, les facteurs qui ont conduits à l'explosion du prix du riz en 2008, alors que ce céréale est l'aliment de base pour la moitié de l'humanité.

 

Ce documentaire s'est révélé particulièrement émouvant car il nous a ouvert les yeux à une triste réalité : les manipulations des cours du riz, motivées par des bénéfices colossaux, a entraîné la mort de plusieurs millions de personnes.


« Je suis sorti du film sans espoir. Je me suis senti impuissante face à cette manipulation meurtrière », témoignait une participante en sortant de la salle.

 

Ce film a permis de poser les bases afin de nous expliquer le paradoxe de la persistance de la faim. Comment imaginer en effet que plus de 30 millions d'individus meurent de la faim chaque année dans le monde alors qu'avec toutes nos productions, nous pourrions nourrir plus de 12 milliard de personnes ? Il a mis en lumière les dangers que représentent la spéculation sur les terres et les produits agricoles ou encore l'accaparement des terres ou la main mise des multinationales sur toute la chaîne alimentaire.

 

Le film a permis de poser les bases pour une discussion ouverte entre le public et des spécialistes de la question. Un stand de produits agricoles locaux a permis de faire le lien entre développement durable, agriculture de proximité, santé, et éco-responsabilité.

 

Nous pouvons néanmoins retrouver un peu d'espoir dans le fait que chacun d'entre-nous, à notre niveau, peut faire quelque chose. Ce n'est pas moins de 120 personnes que nous avons pu sensibiliser hier par notre action.

 

« La misère est l'œuvre des hommes et seuls les hommes peuvent la détruire »
Cette phrase, de Joseph Wresinski, nous montre bien que la misère n’est pas une fatalité. Il en est la responsabilité de tous d'en venir à bout.

 

« Nous avons un rêve pour un monde meilleur où chacun aurait sa place ».
C'est ensemble que nous devons porter le changement nécessaire afin que chacun puisse vivre dignement.

 

En ce sens, le Collectif 17 Octobre appelle tous les responsable politiques, associatifs, tous les militants et toutes les personnes qui se sentent concernées à s'unir afin de refuser la misère, et d'éradiquer la pauvreté.

 

Le Collectif du 17 Octobre

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