Projet de Mesemrom association pour les Roms à Genève

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DEFENSE ET SOUTIEN AUX ROMS DE PASSAGE A GENEVE

 

images d'Eric Roset

 

 

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"Que savons-nous des Roms ?", une campagne de Mesemrom

 

Dans un contexte genevois figé par des mesures punitives ciblant particulièrement les Roms mendiants, et la méconnaissance des citoyens sur cette population, Mesemrom investit le champ de l'espace public avec une campagne de 6 affiches intitulée "Que savons-nous des Roms ?".


Loin de prétendre à une totale déconstruction des stéréotypes sur les groupes roms, il s'agit plutôt d'interpeller le passant sur les a priori qu'il possède à leur encontre. La discussion publique du 23 juin 2011 a été l'occasion de prolonger les questionnements, et de partager témoignages ou connaissances avec les membres de l'association et les Roms présents.

 

 

Les Roms : de qui s’agit-il ?

 

Le mot « Rom » signifie « homme marié » en langue rom. Celle-ci  se décline selon les régions du monde et les groupes de locuteurs en plusieurs dialectes, imprégnés des langues des sociétés environnantes. Depuis 1971, « rom » est aussi un terme politique utilisé sous l’impulsion de militants roms et d’institutions internationales. Il désigne trois ensembles, les Roms, Gitans et Manouches, ayant probablement en commun une origine, une histoire et la langue rom.

 

Depuis quelques années, ce terme, loin de faire consensus chez tous, est passé dans le vocabulaire des médias et du grand public. En réalité, d’autres dénominations (Romanichels, Bohémiens, Gens du voyage, Tsiganes, etc.) sont utilisées selon les situations, les lieux, les époques et les locuteurs (roms ou non), définissant des perceptions plus complexes des sociétés ou des individus dits roms.

 

Invasion ? Non, moins de 0,05 % de la population genevoise.

 

Depuis 2004, les Roms roumains en situation de précarité présents chaque année à Genève ne dépassent pas quelques centaines de personnes. Pourtant, le mythe de l’invasion ou de l’appel d’air fait toujours fureur chez certains politiques pour justifier des mesures protectionnistes (quotas, fermetures des frontières à certains émigrés, etc.), qui ne sont finalement que discriminatoires et stigmatisantes envers les pauvres, qui dans le cas des Roms, ne sont désignés qu’en ethnicisant et racialisant leur situation.

 

En effet, la migration des populations roms venus des pays de l’Est, depuis quelques années, n’a absolument rien à voir avec une soit-disant culture « nomade » (voir le point à suivre « Nomades ?) mais à une migration de survie liée à un contexte politique et économique particulier.

 

Sous les dictatures totalitaires de l’est, 95 % de la population rom de l’Europe centrale et orientale était ouvrière ou paysanne. A leurs chutes, l’industrie a été abandonnée, l’agriculture des grands ensembles a décliné rapidement, entraînant la formation de ghettos (30 000 personnes à Sliven en Bulgarie par exemple) et de poches de pauvreté.


Les Roms mendiants dans les rues occidentales ne sont ainsi qu’une partie visible de la transition politique et économique des anciens régimes au libéralisme, qui touche les populations les plus précaires des pays de l’Est. Aussi, si l’on prend l’exemple de la Roumanie, le taux d’émigration des Roms n’est pas supérieur à celui des autres Roumains.

 

Nomades ? Non, sédentaires à plus de 90 %.

 

N’en déplaise aux idéalistes et autres amateurs de camping, les Roms sont actuellement sédentaires à plus de 90 % en Europe. Cette sédentarisation peut s’expliquer par deux raisons.

 

La première consiste en la succession discontinues de politiques anti-tsiganes commençant à la fin du 14e siècle, avant de s’intensifier à l’échelle européenne, lors de la création des Etats-nations, au 19e s. De l’esclavagisme, à l’exclusion des territoires, et à la sédentarisation forcée, sans oublier l’extermination massive sous la seconde guerre mondiale et la prolétarisation sous les régimes totalitaires de l’Est, les familles roms subissent par vagues ces politiques violentes quand elles surviennent.

 

Certaines réussissent parfois à y échapper en se fondant dans les populations locales d’alors, ou au contraire, en retournant à l’itinérance.


D’autres familles pourtant, parviennent à garder une mobilité économique, tolérée par les pouvoirs en place.

 

La deuxième raison de la sédentarisation des Roms peut découler d’opportunités trouvées dans certains lieux d’immigration. Entre le 15e et le 17e siècle par exemple, les Roms arrivés au sud de l’Italie et en Espagne s’implantent dans les villes,  dans lesquelles ils sont d’ailleurs toujours présents. Plus récemment, les changements économiques inhérents à l’industrialisation massive ont aussi sédentarisés de nombreux groupes roms en Europe.

 

Dès lors, la mobilité des Roms n’apparaît pas comme une composante intrinsèque de leur culture, mais comme une pratique obligée, en réponse à des contextes politiques, sociaux et économiques qui la provoquent. Elle semble ainsi plus justement, à la fois un moyen de gagner sa vie par des métiers itinérants (vendeurs ambulants, rétameurs, etc.), saisonniers (vendanges, cueillette de fruits et légumes, etc.), ou encore un moyen de survie (mendicité de Roms à Genève).

 

Malgré la diversité des causes des migrations des Roms, c’est toujours sous la perception galvaudée d’une itinérance considérée comme dangereuse voire pathologique, que les Roms sont perçus par les États européens et les pouvoirs en place.

 

C’est ainsi qu’en France, en 1912, le contrôle de la circulation des « nomades » dont font partie majoritairement les Roms, devient obligatoire. Cette loi française s’intègre dans la création d’une « politique tsigane » partagée par tous les pays européens entre 1910 et 1930, et qui se fonde sur des fichiers anthropométriques, photographiques et généalogiques. Cette « politique d’exception » réservée aux Roms se caractérise par la mise en place d’une catégorie administrative spécifique de citoyens dans les régimes de surveillance. Autrement dit, les états européens ont fabriqué des citoyens administrativement « dénationalisés », malgré l’ancrage national séculaire des principaux concernés ...

 

Musiciens ? Souvent dans les films, parfois dans la vie.

 

Enfermer l’autre dans des catégories préconstruites, comme celle du « musicien par essence » est un mécanisme de discrimination de l’autre bien connu, qui participe à sa chosification et à son exclusion.

 

De Django Reinhardt aux Gipsy Kings, du Taraf de Haïdouks aux musiciens de rue anonymes, sans oublier les orchestres des films d’Emir Kusturica, il semble aller de soi que les Roms ont développé un lien tellement ténu avec l’expression musicale, que l’équivalence Rom=musicien paraît d’une évidence presque désolante.

 

Or, les musiciens roms sont bien souvent des professionnels, issus de famille de musiciens. Dans certaines régions d’Europe, les Roms sont devenus les gardiens et réinventeurs des traditions musicales populaires locales, leur assurant une réputation mondiale comme l’illustre le flamenco, héritage du répertoire hispanique remanié à la « sauce » gitane. En Europe centrale et orientale, les musiciens roms, accompagnant mariages ou enterrements, ont également joué ce rôle de conservateurs des airs populaires traditionnels, tout en véhiculant les nouveautés arrivées de la ville, à l’époque où la radio n’existait pas encore.

 

Bien que la musique soit un lien artistique mais néanmoins économique avec les sociétés gadjés, il ne faut pas nier non plus son rôle dans la cohésion des familles roms qui ne sont pas musiciennes de profession. Ainsi, la musique et la danse tiennent souvent une place privilégiée dans ces groupes où l’oralité reste le mode de transmission dominant. Les rassemblements pentecôtistes, qui connaissent un grand essor parmi les Roms, en sont un bon exemple.

 

En dehors des familles de musiciens, d’autres groupes ont traditionnellement développé des moyens de ressources économiques qui leurs sont propres – même si ces derniers sont en voie de disparition. En témoignent les noms donnés aux Roms roumains en fonction de leur corporation: Caldarari pour les chaudronniers, Caramidari pour les fabricants de briques, Lingurari pour ceux qui travaillent le bois, Ursari pour les montreurs d’ours, Lautaripour les musiciens, Argentari pour les fabricants d’objets en argent …

 

Roms = Roumains ? Non, mais 8 % des Roumains et 1,5 % des Européens sont roms.

 

La question des recensements, et la façon dont sont élaborées les statistiques sur les Roms, posent problème, notamment aux principaux concernés, qui pour éviter les discriminations, présentes et à venir, préfèrent s’abstenir de mentionner leur appartenance à une communauté rom. Les statistiques ethniques sont par ailleurs interdites, en théorie, dans certains pays (en France et en Belgique par exemple, sur le principe d’indivisibilité de la nation républicaine).

 

Ces deux points peuvent expliquer en partie la variation notable des populations roms comptabilisées sur les territoires nationaux et à l’échelle de l’Europe selon les sources (États, ONG, associations militantes, etc.). Cependant, malgré ces différents d’approximations, les Roms constituent la plus grande minorité d’Europe. Cela témoigne de leur présence séculaire en Europe, sans laquelle une telle prépondérance chiffrée ne pourrait être possible. Aussi, l’invocation des statistiques dans l’affiche, nous permet de préciser que les Roms
ne sont pas forcément roumains (bien que la Roumanie soit un des pays où ils sont près de 2 millions), mais qu’ils sont, sans aucun doute, des Européens bien ancrés dans les régions où ils vivent depuis très longtemps.

 

Dans l’élaboration des pourcentages présents dans l’affiche, nous avons choisi de tenir compte des chiffres donnés par la Division des Roms et Voyageurs du Conseil de l’Europe, basés sur des recensements officiels effectués entre 2009 et 2010. (1)

 

Mais surtout pourquoi récolter des statistiques sur les Roms ? Dans quels buts ? Et comment sont effectués les recensements ? Sur quels critères ?


Des réponses intéressantes, ainsi que leurs enjeux, pourront être trouvés dans un rapport du Conseil de l’Europe, daté de mai 2000 et intitulé « Les Roms et les statistiques » (2). Pour résumer, deux visions opposent les représentants roms dans ce débat.

 

Pour certains, il faut empêcher la récolte de données sur base ethnique car « ces données ont toujours été utilisées [...] de façon à nuire, l’exemple le plus terrible étant l’holocauste [...] ». En effet, la récolte de données n’a jamais été innocente, mais toujours motivée par des intentions politiques plus ou mois avouées publiquement. La récupération des données sur une base ethnique sert ainsi facilement à la police, ou aux autres instances nationales voire européennes pour contrôler les groupes roms et renforcer les préjugés à leur encontre. En France, par exemple, la gendarmerie a constitué un fichier ethnique sur les Roms, illégal et clandestin: un fichier ethnique, baptisé MENS – minorités ethniques non sédentarisées. (3)

 

Pour d’autres leaders roms et organisations internationales travaillant avec des Roms, les données quantitatives et qualitatives sont des outils nécessaires pour élaborer des politiques visant à améliorer la situation économique et sociale des Roms, puis pour évaluer ces politiques, et lutter contre les discriminations, et, en particulier, apporter la preuve de ces dernières devant les instances juridictionnelles.

 

Cependant, peut-on envisager la précarité de certains Roms comme un problème humanitaire qui leur serait spécifique ? Ou, au contraire, ne serait-il pas plus pertinent de ne pas succomber à la pensée ethnicisante des actions humanitaires à grande échelle, fonctionnant sur des publics cibles qu’elles définissent elles-mêmes et entretiennent par l’élaboration de données chiffrées ? Ne faudrait-il pas plutôt questionner les mécanismes de précarisation et d’exclusion dans nos sociétés, qui n’ont, en réalité rien de spécifiques aux Roms ? Et quelle est la part de responsabilité du racisme anti-rom et des préjugés au niveau de l’accès au travail, à la santé ou encore à la scolarisation ?

 

Mendiants = fainéants ? Non, exclus du marché du travail.

 

Pourquoi les Roms s’obstinent-ils à mendier dans nos rues ?

 

« L’accès au marché du travail suisse demeurera restreint au moins jusqu’à fin mai 2014 pour les Bulgares et les Roumains. Le Conseil fédéral a confirmé mercredi la prolongation de la période transitoire pour les ressortissants de ces États, comme prévu dans l’accord sur la libre circulation des personnes. » (4)

Autrement dit, les ressortissants roumains et bulgares bénéficient de l’extension de l’accord sur la libre circulation des personnes, mais sont soumis à des quotas de permis et à la préférence nationale, et ce jusqu’en avril 2016 à priori. Il est donc très difficile de trouver un travail en Suisse
si l’on est roumain. Et si vous êtes rom, imaginez...

 

Hormis ce cadre légal, d’autres raisons expliquent la mendicité des Roms à Genève comme étant leur seule principale ressource financière. Touchés par un chômage de masse dans leur pays, corollaire à la chute des régimes totalitaires des pays de l’Est (point développé dans la partie « Invasion »), ils ne leur reste souvent que le recours aux prestations sociales. Mais les Roms ont de la peine à faire valoir leur droit aux allocations familiales et aux aides sociales. Et lorsque tant bien que mal ils  y parviennent, celles-ci ne sont souvent pas suffisantes pour vivre (environ 100 € mois pour une famille de 4 personnes), surtout quand de multiples autres raisons s’en mêlent : l’écroulement d’un toit, des inondations, etc.

 

Arrivés ici, les Roms sont confrontés au problème de la langue, au manque de qualification et d’instruction (beaucoup sont analphabètes). Et n’ayant pu investir des secteurs de l’économie informelle (tels les travaux domestiques) où la niche est déjà occupée par d’autres réseaux d’immigrés, il ne leur reste donc que la mendicité pour seule alternative.

 

nb : Nous ne développerons pas ici ce point, de part sa complexité, mais la perception que nous avons de la pauvreté et de la mendicité (perception que les Roms réactivent, ici, à Genève) serait une piste intéressante à étudier, afin d’analyser les mécanismes de rejet ou de charité dont découlent les actions politiques et sociales envers les pauvres ... et dont les Roms font les frais.

 

Médiatisés ? Oui, mais si peu écoutés !

 

« Depuis la fin du 19e siècle, des intellectuels et militants roms suivent l’actualité internationale et réfléchissent aux moyens d’une libération moderne du peuple rom. Après la seconde guerre mondiale, il y eut plusieurs tentatives de proclamations en ce sens, mais aucune finalement n’aboutit avant le congrès de Londres en 1971, date de constitution de l’URI (Union Rom Internationale). » (5) 

 

Depuis 1990, les Roms commencent à être représentés dans les instances politiques reconnues, au niveau national et européen. Pourtant les discours de ces élites (quand ils sont encore en phase avec les réalités des groupes roms, ce qui n’est pas toujours le cas), ne sont que très peu connus du grand public. Les médias préfèrent axer leurs caméras sur les Roms les plus précaires... pour le meilleur, mais souvent pour le pire.

 

Souvenez-vous de l’émission « Dressés pour voler » (Temps présent, TSR, janvier 2010). Ce genre de reportage, diffusé sur différentes chaînes en Europe, a induit de forts ressentiments dans l’opinion publique, en véhiculant une image injustifiée et très négative des Roms. Mais les recettes de tels discours ne font que réactiver de vieux mythes raciaux ayant fait une triste carrière dans les sociétés européennes. La pratique du vol (ou de la mendicité) est ainsi essentialisée et présentée comme inhérente à l’ethnie rom, tandis que
l’adjectif « dressés » stipule sans l’ombre d’un doute que les Roms sont rattachés à un sous-règne humain, voire animal (!).

 

Ce sont encore les médias qui véhiculent le mythe de la « Mercedes » déversant quotidiennement son lot de mendiants soumis à des réseaux mafieux... et que l’existence de rapports pourtant officiels de la police genevoise ne suffit pas à démonter. Bien au contraire, cette légende urbaine persiste à constituer une référence imaginaire stable.

 

La lutte contre les préjugés prendra des années, et dans cette tâche, les médias ont une lourde responsabilité. Celle de vulgariser des informations fiables et qui correspondent davantage aux réalités vécues par les Roms eux-mêmes, au lieu de préférer, encore et toujours, à faire de l’audience par des méthodes nauséabondes.

 

Il suffit de quelques exemples de paroles de Roms pour observer le décalage entre l’image forgée par les médias et cette réalité (6) :

 

« Je viens à Genève depuis 4 ans. J’ai plusieurs handicaps et ne peux travailler. En Roumanie j’ai droit à une assurance invalidité mais c’est insuffisant pour vivre, même là-bas. Je viens donc ici mendier et retourne tous les trois mois en Roumanie voir mes enfants et leur apporter à manger et de quoi se vêtir … puis quand les réserves sont épuisées je reprends l’autocar en direction de la Suisse. »

 

« Je suis venue la première fois à Genève en décembre. J’ai d’abord cru que je trouverai du travail mais j’ai vite dû me résoudre à mendier. Les gens de mon village quand ils reviennent de Suisse ne disent pas qu’ils ont mendié, ils ont honte. Alors je comprends mais ce qui n’est pas bien c’est que des gens comme moi croient qu’en venant dans ce pays tout est facile, mais au contraire … on n’a pas où dormir, où se laver et on doit mendier. Pour avoir un logement il faut trouver du travail et pour trouver du travail il faut un logement. Alors en attendant de trouver une solution à ce problème je tends la main et ce n’est pas facile. »

 

« Je suis rom. Je mendie pour subvenir à mes besoins. Quand je mendie, je reçois beaucoup d’amendes mais je n’ai pas de quoi les payer, si j’avais de quoi les payer je ne mendierais pas. Je ne vole pas je ne fais de mal à personne, je tends la main parce que je suis pauvre et que je ne trouve pas de travail, ni ici ni dans mon pays. Et pourtant je suis prêt à faire n’importe quel travail honnête, même si c’est mal payé. »

 

« Je suis venu l’hiver 2008 pour la première fois à Genève. C’était à cause de la maison qui a craqué. Les gens ici ne connaissent pas, mais dans mon village les maison sont faites en torchis et quand ca gèle puis dégèle, crac, et la maison vous tombe sur la tête. Mon cousin avait été à Genève et avait l’air de dire que c’était la meilleure solution car en Roumanie rien ne changera jamais. Alors j’ai acheté deux billets pour la Suisse mais j’avoue que la première semaine après mon arrivée chez vous je n’ai fait que boire et pleurer, je venais de comprendre que j’allais devoir mendier et dormir avec des rats et je venais de réaliser que mendier je ne pourrai pas. Voler je ne sais pas faire non plus et il fallait rembourser les billets. J’étais désespéré. Heureusement il y a ma femme ! Elle mendie et moi je reste pas trop loin comme ça elle n’est pas toute seule surtout la nuit sous les ponts. C’est pas très rentable qu’un seul de nous deux travaille mais c’est toujours mieux que de mourir de faim et de froid au pays. »

 

Afin de leur rendre la parole, un deuxième volet fera suite à la présente campagne. Il s’agira d’un projet vidéo, où les Roms se filmeront et exprimeront ce qui leur tient à coeur.

 

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(1) Cf. le document «statistique» (EN) à télécharger sur la page : http://www.coe.int/t/dg3/romatravellers/default_fr.asp


(2) Taper dans Google: www.coe.int/.../romatravellers/.../mgsrom/MGSROM_2000_13Statistiques_fr.pdf


(3) http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/10/07/la-gendarmerie-detient-un-fichier-roms-illegal_1421548_3224.html


(4) « Période transitoire prolongée pour les Bulgares et les Roumains », Le Temps, 4 mai 2011


(5) Claire Auzias, 25 mars 2011.


(6) Messages recueillis par des membres de l’association durant le mois de juin auprès des Roms.

 

Propositions de lectures :

- C. Auzias, Roms, Tsiganes, Voyageurs : l’éternité et après ?, éd. Indigènes, 2010

 

- H. Asséo «Le nomadisme sans frontière est un mythe politique», in Le Monde Magazine, 04.09.10, http://www.amatrami.com/article-le-nomadisme-sans-frontiere-est-un-mythe-politique-56702942.html

- M. Bordigoni, Les Gitans. Idées reçues, Le Cavalier Bleu, coll. Idées reçues, 2007

Merci à tous ceux qui ont participé à l’élaboration de ces textes !

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